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Bonjour et bienvenue à tous sur le blog consacré au livre d'Ellen White (1827-1915), "La Tragédie des Siècles" (1911). Cet ouvrage éclaire de façon étonnante le passé, le présent et l’avenir, tout en exposant le plan de Dieu pour l’humanité.
Source de réconfort et d’inspiration il deviendra l’un des livres les plus importants que vous ayez jamais lus.

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25 septembre 2005 7 25 /09 /septembre /2005 00:00

PROPHÉTIES ACCOMPLIES

Lorsque le printemps de 1844 fut passé, ceux qui avaient attendu le retour du Christ pour cette époque furent, durant quelque temps, plongés dans le doute et le désarroi. Le monde les considérait comme terrassés et convaincus de s'être attachés à une illusion; cependant, la Parole de Dieu restait leur source de consolation. Beaucoup d'entre eux continuèrent de sonder les Écritures. Ils soumirent les bases de leur foi à un nouvel examen, et étudièrent les prophéties avec le plus grand soin pour y puiser de nouvelles lumières. Le témoignage biblique semblait réellement confirmer leurs vues. Des signes incontestables indiquaient la proximité du retour du Seigneur. La puissance du Saint-Esprit, qui s'était manifestée tant par la conversion des pécheurs que par un renouveau de vie spirituelle parmi les croyants, avait prouvé que le message était du ciel. Et, bien qu'ils ne fussent pas à même d'expliquer leur désappointement, ils étaient convaincus que Dieu les avait dirigés.

Dans les prophéties qui, croyaient-ils, s'appliquaient au temps de la seconde venue du Christ, se trouvaient des instructions qui convenaient remarquablement à leur état d'incertitude et les encourageaient à attendre patiemment et avec foi que leur situation s'éclaircit.

Parmi ces prophéties se trouvait celle du livre d'
Habacuc 2.1-4 : « J'étais à mon poste, et je me tenais sur la tour; je veillais, pour voir ce que l'Éternel me dirait, et ce que je répliquerais après ma plainte. L'Éternel m'adressa la parole, et il dit : Écris la prophétie : grave-la sur des tables, afin qu'on la lise couramment. Car c'est une prophétie dont le temps est déjà fixé, elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas; si elle tarde, attends-la, car elle s'accomplira, elle s'accomplira certainement... Le juste vivra par sa foi. »

Dès 1842, le conseil donné dans cette prophétie d'écrire la vision prophétique et de la « graver sur des tables afin qu'on puisse la lire couramment », avait suggéré à Charles Fitch la préparation d'un tableau prophétique illustrant les visions de Daniel et de l'Apocalypse. La publication de ce tableau fut considérée comme accomplissant l'ordre donné par Habacuc. Personne, toutefois, ne remarqua alors dans cette même prophétie un délai apparent, un temps d'attente. Après le désappointement, cette déclaration parut très significative : « Car c'est une prophétie dont le temps est déjà fixé, elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas : si elle tarde, attends-la, car elle s'accomplira, elle s'accomplira certainement... Le juste vivra par sa foi. »

Le fragment suivant de la prophétie d'Ezéchiel était aussi une source de force et de consolation pour les croyants : La parole de l'Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l'homme, que signifient ces discours moqueurs que vous tenez dans le pays d'Israël : Les jours se prolongent, et toutes les visions restent sans effet? C'est pourquoi dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel :... Les jours approchent, et toutes les visions s'accompliront... Je parlerai; ce que je dirai s'accomplira, et ne sera plus différé... Voici, la maison d'Israël dit : Les visions qu'il a ne sont pas près de s'accomplir; il prophétise pour des temps éloignés. C'est pourquoi dis-leur : Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Il n'y aura plus de délai dans l'accomplissement de mes paroles; la parole que je prononcerai s'accomplira, dit le Seigneur, l'Éternel. » (
Ézéchiel 12.21-25, 27, 28)

Ces paroles furent une source de joie pour les fldèles dans l'attente. Celui qui, au travers des siècles, voit la fin dès le commencement avait prévu leur désappointement, et leur avait envoyé des paroles d'encouragement et d'espérance. À cette heure critique, sans ces portions de l'Écriture qui les exhortaient à attendre patiemment et à ne pas perdre confiance en la Parole de Dieu, leur foi eût sombré.

La parabole des dix vierges illustre aussi la crise que traversait le peuple adventiste. En réponse à cette question des disciples : « Quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde? », le Sauveur avait esquissé à grands traits l'histoire du monde et de l'Église depuis sa première venue jusqu'à son retour. Il avait mentionné la destruction de Jérusalem, la grande affliction de l'Église sous les persécutions païennes et papales, l'obscurcissement du soleil et de la lune et la chute des étoiles. Parlant ensuite de l'établissement de son royaume, Jésus leur avait donné une parabole représentant les deux catégories de personnes qui attendraient sa venue. Puis il avait ajouté : « Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges. » Il est ici question de l'Église des derniers jours, de celle qui est mentionnée dans la dernière partie du chapitre précédent. Son histoire est comparée aux incidents d'un mariage oriental.

« Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec elles; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases. Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l'époux; allez à sa rencontre! » (
Matthieu 25.1-6)

Pour les croyants de 1844, la venue de l'époux représentait le retour de Jésus annoncé par le message du premier ange. Le grand mouvement de réforme opéré par la proclamation de ce retour correspondait aux dix vierges allant à la rencontre de l'époux. Cette parabole représente deux classes de personnes. Toutes les vierges avaient pris leurs lampes -- l'Écriture sainte -- et étaient sorties pour aller à la rencontre de l'époux. Mais tandis que les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas fait provision d'huile, les sages avaient pris, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases. Ces dernières avaient reçu la grâce de Dieu, la puissance régénératrice et lumineuse du Saint-Esprit, qui fait de sa Parole une lampe « à nos pieds et une lumière sur notre sentier ». Elles avaient étudié les Écritures dans la crainte de Dieu pour y découvrir la vérité, et recherché avec ardeur un coeur pur et une vie sainte. Leur expérience religieuse était personnelle, et leur foi en Dieu et en sa Parole était telle que ni les désappointements ni les délais ne pouvaient la renverser.

Les autres vierges, « en prenant leurs lampes, n'avaient point pris d'huile avec elles ». Le message solennel qu'elles venaient d'entendre avait excité leurs craintes, mais elles s'étaient reposées sur la foi de leurs frères. Elles s'étaient contentées de la lumière vacillante de leurs émotions, sans avoir parfaitement compris la vérité, et sans que l'oeuvre réelle de la grâce se fût opérée dans leur coeur. Elles étaient allées au-devant de l'époux dans la joyeuse perspective d'une récompense immédiate, mais nullement préparées à un délai ou à une déception. Quand vint l'épreuve, leur lumière pâlit et leur foi les abandonna.

« Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. » Le retard de l'époux représente la vaine attente du Seigneur au temps fixé, le désappointement qui s'ensuivit et l'apparent délai apporté à l'accomplissement de la prophétie. En ce temps d'incertitude, la foi des croyants superficiels et des demi-convertis ne tarda pas à fléchir; mais ceux dont la foi reposait sur une connaissance personnelle des Écritures avaient pris pied sur un rocher que les vagues du désespoir ne pouvaient ébranler. Il est dit dans la parabole des dix vierges que « toutes s'assoupirent et s'endormirent », les unes dans l'insouciance et l'abandon de leur foi, les autres dans l'attente patiente d'une plus abondante lumière. Ces dernières elles-mêmes semblèrent perdre une partie de leur zèle et de leur ardente piété. Ainsi, lors du grand désappointement de 1844, chaque croyant dut tenir ferme ou tomber pour son propre compte.

Alors, on vit surgir une vague de fanatisme. Plusieurs de ceux qui avaient professé un grand zèle pour le message, cessant de reconnaître la Parole de Dieu comme guide unique et infaillible, devinrent, tout en se disant guidés par l'Esprit, les jouets de leurs sentiments, de leurs impressions et de leur imagination. Ces exaltés s'élevaient violemment contre tous ceux qui se refusaient de les suivre. Leurs extravagances, désapprouvées par la plupart des adventistes, n'en attirèrent pas moins l'opprobre sur la cause de la vérité.

Satan usait de ce moyen pour enrayer et détruire l'oeuvre de Dieu. Les gens avaient été profondément ébranlés par le mouvement adventiste; des milliers de pécheurs s'étaient convertis, et des hommes fidèles continuaient à se consacrer à la proclamation de la vérité. Le prince des ténèbres, qui perdait ses sujets, s'efforçait ainsi de pousser aux extrêmes, par ses séductions, certains croyants. Ses agents, aux aguets, s'emparaient de toute erreur, de toute faute, de toute inconvenance, les exagéraient démesurément aux yeux du monde et ridiculisaient les adventistes et leurs croyances De cette façon, plus étaient nombreux les inconvertis que l'ennemi pouvait attirer à la foi adventiste et faire passer pour les représentants authentiques de celle-ci, plus était grand l'avantage qu'il pouvait en tirer pour sa cause.

En sa qualité d'« accusateur des frères », Satan est toujours actif là où Dieu travaille au salut des âmes. Il pousse certains hommes à mettre en évidence les erreurs et les défauts des enfants de Dieu, tout en passant sur leurs bonnes oeuvres. Dans tout réveil, il s'efforce d'introduire des gens non sanctifiés et mal équilibrés. Dès que ceux-ci ont accepté certains points de la vérité et se sont fait recevoir parmi les croyants, il se sert d'eux pour insinuer des théories propres à égarer les mal avisés. On n'est pas nécessairement un vrai chrétien parce qu'on se trouve dans la société, dans l'assemblée des enfants de Dieu, ou même auprès de la table sainte. Satan se trouve souvent là aux moments les plus solennels, dans la personne d'agents à son service.

Le prince des ténèbres dispute chaque pouce de terrain à ceux qui s'avancent vers la cité céleste. Toute l'histoire de l'Église prouve que jamais réforme n'a progressé sans se heurter à de sérieux obstacles. Il en fut ainsi aux jours de Paul. Partout où l'apôtre fondait des églises, il rencontrait des gens qui, tout en professant la foi, s'efforçaient d'y introduire des hérésies capables d'éclipser l'amour de la vérité. Luther connut des moments de véritable angoisse à cause d'individus prétendant que Dieu parlait directement par leur bouche, et qui plaçaient leurs opinions au-dessus du témoignage des Écritures. Ces gens séduisaient des esprits peu avancés dans la foi et la piété, mais présomptueux et amateurs de nouveautés, qui se joignaient à eux pour renverser ce que Dieu avait édifié. Les frères Wesley et d'autres revivalistes, grands par leur foi et leur activité au service de Dieu, se sont de même vus à chaque pas exposés aux rets de Satan par la faute de personnes trop zélées, mal équilibrées et inconverties, ayant versé dans toutes les formes du fanatisme.

William Miller ne se montra pas tendre envers la tendance au fanatisme. Il déclara, comme Luther, qu'il fallait éprouver tous les esprits par la Parole de Dieu. « Le diable, disait-il, exerce de nos jours un puissant ascendant sur une certaine classe de gens. Comment distinguer l'esprit dont ils sont animés? Le Seigneur répond que c'est à leurs fruits qu'on les reconnaîtra... "Plusieurs faux prophètes ayant paru dans le monde", il nous est ordonné d'éprouver les esprits. Un esprit qui ne nous pousse pas à vivre sagement, sobrement et pieusement dans le temps présent n'est pas celui de Dieu. Je suis de plus en plus convaincu que Satan est pour beaucoup dans ces idées excentriques... Il en est plusieurs parmi nous qui, se disant entièrement sanctifiés, suivent les traditions des hommes et sont apparemment aussi ignorants de la vérité que d'autres qui n'ont pas de telles prétentions. » (Bliss, Memoirs of William Miller, p. 236, 237) « L'esprit d'erreur nous entraîne loin de la vérité, tandis que l'Esprit de Dieu nous conduit dans la vénité. Vous direz peut-être qu'on peut se trouver dans l'erreur tout en se croyant dans la vérité. Que faut-il en conclure? Voici notre réponse : L'Esprit et la Parole sont d'accord. Celui qui, soumis à la Parole de Dieu, se trouve en parfait accord avec elle, prise dans son intégralité, a le droit de se croire dans la vérité. Mais s'il s'aperçoit que l'esprit dont il est animé ne s'accorde pas avec tout ce qui est écrit dans la loi, dans le livre de Dieu, qu'il se garde de tomber dans les pièges du diable. » (The Advent Herald and Signs of the Times Reporter, vol. VIII, no 23, 15 janvier 1845) « Un regard brillant, une joue humide, un sanglot m'ont souvent donné de meilleures preuves de la piété intérieure d'une personne que tout le bruit de la chrétienté. » (Bliss, Memoirs of William Miller, p. 282)

Les adversaires de la Réforme rendaient responsables du fanatisme les hommes mêmes qui travaillaient avec le plus de zèle à le combattre. Les détracteurs du mouvement adventiste eurent une attitude semblable. Non contents de déformer les faits et d'exagérer les erreurs des extrémistes et des fanatiques, ils répandaient des bruits malveillants dénués de toute véracité : Ces gens étaient poussés par les préjugés et par la haine. La proclamation de l'imminence du retour du Christ troublait leur paix. Ils craignaient que ce message ne fût vrai, tout en espérant qu'il n'en fût rien. Tel était le secret de leur guerre contre les adventistes et leurs croyances.

Le fait que quelques fanatiques s'étaient introduits dans les rangs des adventistes n'était pas une raison plus plausible de prendre parti contre ce mouvement que la présence de fanatiques et de séducteurs dans l'Église aux jours de Paul on de Luther ne fut un motif de condamner l'oeuvre de l'apôtre et celle du réformateur. Que le peuple de Dieu se réveille et entreprenne une oeuvre sérieuse de conversion et de réforme, qu'il sonde les Écritures pour y trouver la vérité telle qu'elle est en Jésus, qu'il se consacre entièrement à Dieu, et l'on ne tardera pas à voir Satan, toujours sur le qui-vive, manifester sa puissance par toute espèce de séductions et appeler à son aide tous les anges déchus de son empire.

Le fanatisme et la division ne furent pas engendrés par la proclamation de la seconde venue du Christ. Ces manifestations apparurent dans le courant de l'été de 1844, alors que les adventistes étaient dans le doute et la perplexité quant à leur position. La proclamation du message du premier ange et du « cri de minuit avait eu pour effet direct de combattre le fanatisme et la dissension. La concorde régnait parmi ceux qui participaient à cette oeuvre solennelle. Ils avaient le coeur débordant d'amour les uns pour les autres, ainsi que pour celui qu'ils espéraient voir sous peu. Leur foi et leur bienheureuse espérance les élevaient au-dessus de toute influence humaine et leur servaient de bouclier contre les assauts de Satan.

« Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Au milieu de la nuit, on cria : Voici l'époux, allez à sa rencontre! Alors toutes ces vierges se réveillèrent et préparèrent leurs lampes. » Dans le courant de l'été de 1844, ce message fut proclamé dans les termes mêmes de l'Écriture : « Voici l'époux! Voici l'époux! » Ce moment marquait le milieu de la période comprise entre la date où l'on avait d'abord pensé que les deux mille trois cents jours prendraient fin et l'automne de la même année où l'on avait découvert ensuite qu'ils aboutissaient.

Ce mouvement fut déterminé par la découverte du fait que le décret d'Artaxerxès ordonnant la restauration de Jérusalem, décret qui fixe le point de départ de la période des deux mille trois cents ans, était entré en vigueur en l'automne de l'année 457 avant Jésus-Christ, et non au commencement, comme on l'avait cru d'abord. En prenant l'automne de l'année 457 pour point de départ des deux mille trois cents ans, cette période se terminait en l'automne de 1844. (Voir le diagramme des périodes prophétiques, dans le chapitre intitulé : Un réformateur américain, et l'Appendice.)

Des arguments tirés des symboles de l'Ancien Testament montraient aussi que c'était en automne que devait avoir lieu l'événement figure par la « purification du sanctuaire ». La chose devint évidente quand on prit garde à la façon dont ces symboles s'étaient accomplis lors de la première venue de Jésus.

L'immolation de l'agneau pascal préfigurait la mort du Sauveur; saint Paul le dit : « Christ, notre Pâque, a été immolé. » (
1 Corinthiens 5.7) La gerbe des prémices, agitée devant l'Éternel au temps de la Pâque, était un type de la résurrection de Jésus. En effet, en parlant de la résurrection du Seigneur et de tous les élus, Paul écrit : « Tous revivront en Christ... Christ comme prémices; puis, ceux qui appartiennent à Christ lors de son avènement. » Comme la gerbe agitée représentait les premières céréales cueillies avant la moisson, Jésus est les prémices de l'immortelle moisson des rachetés qui sera introduite dans Ies greniers célestes an grand jour de la résurrection.

Ces types s'accomplirent non seulement quant à l'événement, mais aussi quant au temps. Au quatorzième jour du premier mois juif, qui était la date immuable où, depuis quinze longs siècles, l'agneau pascal était immolé, Jésus -- après avoir participé à la Pâque avec ses disciples -- institua le symbole qu'il destinait à commémorer sa mort en sa qualité d'« agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ». En cette même nuit, Jésus était saisi par des mains brutales et conduit au supplice de la croix. Enfin, en sa qualité d'antitype de la première gerbe, comme « prémices de ceux qui sont morts », notre Seigneur fut ressuscité le troisième jour. C'était une représentation de tous les justes qui ressusciteront lorsqne le « corps de leur humiliation » sera rendu semblable « au corps de sa gloire ». (
Philippiens 3.21)

Les types se rapportant à la seconde venue du Christ doivent de même s'accomplir conformément au symbolisme lévitique. Sous le régime mosaïque, la purification du sanctuaire au grand jour des propitiations tombait sur le dixième jour du septième mois juif. (
Lévitique 16.29-34) Ce jour-là, le souverain sacrificateur -- après avoir fait propitiation pour tout Israël et éliminé ainsi tous les péchés accumulés dans le sanctuaire -- sortait du lieu très saint pour bénir le peuple. On en conclut que Jésus-Christ, notre sonverain sacrificateur suprême, apparaîtrait pour purifier notre terre par la destruction du péché et des pécheurs, et apporterait à son peuple la couronne de l'immortalité. Le dixième jour du septième mois, grand jour des propitiations et de la purification du sanctuaire, qui, en 1844, tombait sur le 22 octobre, fut considéré comme étant la date du retour du Christ. Cela était conforme aux preuves établissant que les deux mille trois cents jours aboutissaient en automne, et la conclusion semblait évidente.

Dans la parabole des dix vierges, le temps d'attente et de somnolence est suivi de la venue de l'époux. Cela concordait avec les arguments qui précèdent, tirés à la fois de la prophétie et de la symbolique mosaïque. Tout cela parut aux fidèles d'une solidité inébranlable et des milliers de voix s'unirent pour faire entendre « le cri de minuit ».

Le mouvement se répandit dans le pays comme un raz de marée et se propagea de ville en ville et de village en village jusque dans les localités les plus reculées. Devant ce réveil et cette proclamation, le fanatisme disparut comme la gelée blanche sous les chauds rayons du soleil. Les doutes et les incertitudes des croyants se dissipèrent; l'espérance et le courage ranimèrent tous les coeurs. L'oeuvre était exempte des excentricités engendrées par l'agitation humaine non contrôlée par l'Esprit et la Parole de Dieu. Ce mouvement était pareil aux temps d'humiliation et de retour à Dieu qui, chez l'ancien Israël, accompagnaient parfois l'intervention des prophètes. Il portait les caractéristiques des vrais réveils de tous les siècles : peu d'exaltation, mais beaucoup de sincérité dans la confession des péchés et dans le renoncement au monde. On persévérait dans la prière et on se consacrait entièrement à Dieu. Se préparer pour la venue du Seigneur, tel était le grand souci de chacun.

Miller décrivait ainsi ce réveil : « On ne voit pas de grandes manifestations de joie : il semble qu'on les réserve pour le jour où le ciel et la terre s'uniront dans une allégresse inénarrable et glorieuse. On n'entend point d'acclamations : cela aussi est réservé pour le moment où retentira la voix de l'archange. Les chanteurs sont silencieux : ils attendent le moment de se joindre aux choeurs angéliques... Il n'y a pas de divergences de vues : tous ne sont qu'un coeur et qu'une âme. » (Bliss, Memoirs of William Miller, p. 270, 271)

Un autre témoin oculaire rendait ce témoignage : « L'attente du Christ produisait partout un sérieux retour sur soi-même et une profonde humiliation devant le Dieu des cieux. Elle bannissait les choses du monde, remplaçait les controverses et les animosités par la confession réciproque des offenses. D'humbles et ferventes prières, arrosées de larmes, imploraient de Dieu l'assurance de son pardon. L'abdication et la reddition du moi devant Dieu dépassaient tout ce que nous avions jamais vu. Selon la prédication de Joël relative au jour de l'Éternel, on "déchirait son coeur et non ses vêtements", on "retournait à l'Éternel avec jeûnes, larmes et lamentations". Conformément à la promesse de Dieu à Zacharie, un "esprit de grâce et de supplication était répandu" sur ses enfants; ils "tournaient les regards vers celui qu'ils avaient percé", "le deuil était grand dans le pays... et ceux qui attendaient le Seigneur humiliaient leur âme" devant lui. » (Bliss, dans le Advent Shield and Review, vol. I, p. 271 (janv. 1845)

De tous les grands mouvements religieux qni se sont succédé depuis les jours des apôtres, aucun n'a été moins entaché par les imperfections humaines et les pièges de Satan que celui de l'automne de 1844. (Ces lignes s'écrivaient en 1884) Aujourd'hui encore, après bien des années, tous ceux qui participèrent à ce mouvement et qui sont restés dans les mêmes convictions, ressentent l'influence bénie de ce puissant réveil et témoignent qu'il fut l'oeuvre de Dieu.

An cri de : « Voici l'époux, allez à sa rencontre! » les vierges « se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes ». On s'était mis à étudier la Parole de Dieu avec un intérêt et une ferveur inconnus jusqu'alors. Des anges du ciel avaient été envoyés auprès des fidèles abattus pour relever leur courage et les préparer à recevoir le message. Cette oeuvre ne s'appuyait pas sur la sagesse ou l'érudition de l'homme, mais sur la puissance de Dieu. Les hommes qui, les premiers, entendirent l'appel et obéirent n'étaient pas les mieux doués, mais les plus humbles et les plus pieux. Versant des larmes de joie, des fermiers avaient délaissé leur moisson dans les champs, et des artisans avaient quitté leurs ontils pour aller porter l'avertissement. Les chefs spirituels furent parmi les derniers à adhérer à ce mouvement. Les églises, en général, fermèrent leurs portes à ce message, et furent abandonnées par un grand nombre de ceux qui le reçurent. Par la volonté de Dieu, cette proclamation se joignait à celle du second message et redoublait sa puissance.

Le message : « Voici l'époux! » ne devait pas, bien qu'il fut basé sur des preuves bibliques formelles, se diffuser au moyen de controverses mais grâce à sa puissance irrésistible qui remuait les âmes. Les douteurs et les ergoteurs se taisaient. Loins de l'entrée triomphale à Jérusalem, les gens venus de toutes les parties du pays pour la fête de Pâque s'étaient portés en foule vers le mont des Oliviers à la rencontre du cortège qui escortait Jésus. Emportés par l'enthousiasme général, ils avaient joint leurs voix au cri : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! » (
Matthieu 21.9 Il en fut de même des incroyants qui se pressaient dans les réunions adventistes, soit par curiosité, soit par dérision : tous étaient subjugués par la puissance de ce message : « Voici l'époux! »

À ce moment-là, on vit se manifester la foi que Dieu exauce, la foi qui compte sur la rémunération. Comme des ondées sur une terre altérée, l'Esprit de grâce descendit sur ceux qui cherchaient Dieu avec ferveur. Sachant qu'ils se trouveraient bientôt face à face avec leur Rédempteur, ils éprouvaient une joie solennelle et inexprimable. La puissance du Saint-Esprit, richement répandue sur les âmes fidèles, remuait, attendrissait, fondait les coeurs endurcis. Le temps où ils s'attendaient à recevoir leur Sauveur les trouva circonspects et graves. Chaque matin, leur premier souci était de s'assurer qu'ils étaient en paix avec Dieu. Ils priaient beaucoup les uns avec les autres et les uns pour les autres, se réunissant fréquemment dans des lieux retirés pour entrer en communion avec Dieu. Des champs et des bosquets, montaient vers le ciel des louanges et des supplications. L'approbation du Seigneur leur était plus précieuse que la nourriture corporelle. Si quelque nuage venait obscurcir leur âme, ils n'avaient ni trève ni repos qu'il ne fût dissipé. Le témoignage intime du pardon divin les faisait aspirer à contempler celui qu'ils adoraient.

Mais une nouvelle déception attendait les fidèles. Le temps fixé passa et, bien qu'ils l'eussent attendu avec une confiance inébranlable, le Sauveur n'était pas venu. Ils éprouvèrent alors une douleur semblable à celle que ressentit Marie lorsqu'elle vit que le tombeau du Seigneur était vide, et qu'elle s'écria en sanglotant : « Ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis! » (
Jean 20.13)

La foule des incrédules, en proie à une terreur secrète à la pensée que le message pût être vrai, avait observé une certaine réserve, et ce sentiment ne disparut pas aussitôt après la date fatidique. Ils n'osèrent pas, tout d'abord, devant ces gens plongés dans la tristesse, se prévaloir de leur triomphe. Mais, ne voyant paraître aucun signe de la colère de Dieu, ils s'enhardirent et donnèrent libre cours aux moqueries et aux sarcasmes. Beaucoup de ceux qui avaient prétendu croire au retour du Christ renoncèrent à leur foi. Quelques-uns, qui avaient affiché une grande assurance, étaient tellement blessés dans leur amour-propre qu'ils auraient voulu se retirer du monde. Comme Jonas, ils murmuraient contre Dieu, la mort leur paraissant préférable à la vie. Ceux qui avaient fait reposer leur foi sur les opinions des autres et non sur la Parole de Dieu étaient maintenant prêts à changer de croyance. Les moqueurs attirèrent les faibles et les lâches dans leurs rangs, et tous s'unirent pour affirmer que, désormais, il n'y avait plus de raisons de craindre ou d'attendre quoi que ce fût. Le temps avait passé, le Seigneur n'était pas revenu et le monde pouvait rester tel quel encore des milliers d'années!

Les croyants sincères avaient tout abandonné pour leur Sauveur. Jouissant de sa présence comme jamais auparavant, ils étaient convaincus d'avoir donné au monde l'avertissement suprême. S'attendant à être bientôt reçus auprès de leur divin Maître et des anges, ils s'étaient presque entièrement retirés de la société de ceux qui avaient refusé le message. Ils avaient fait monter vers le ciel cette prière ardente : « Viens, Seigneur Jésus! » Et il n'était pas venu! Reprendre le harnais des tracas et des soucis de la vie, et, surtout, affronter les lazzis et les railleries d'un monde profane, c'était pour leur foi et leur patience une épreuve effrayante.

Pourtant, cette déception n'était pas aussi grande que l'avait été celle des disciples lorsque le Sauveur était entré triomphalement dans Jérusalem. Croyant leur Maître sur le point de prendre possession du trône de David et de délivrer Israël de ses oppresseurs, débordants de joie, ils avaient rivalisé de zèle pour honorer leur Roi. Plusieurs avaient fait de leurs vêtements ou de branches de palmiers un tapis sur son chemin. Dans leur enthousiasme, ils avaient poussé cette joyeuse acclamation : « Hosanna au Fils de David! » Quand les pharisiens, troublés et irrités par ces joyeuses manifestations, avaient invité Jésus à reprendre ses disciples, il leur avait répondu : « S'ils se taisent, les pierres crieront. » (
Luc 19.40) Cette scène prédite devait s'accomplir, et la joie des disciples, bien qu'ils allassent au-devant de la plus cruelle désillusion, réalisa le dessein de Dieu. En effet, quelques jours après cette scène, ils voyaient l'effondrement de leurs espérances devant leur Sauveur agonisant sur la croix, puis couché dans la tombe. Ils ne discernèrent l'accomplissement des prophéties que lorsqu'ils eurent constaté la victoire de Jésus sur le sépulcre. (Actes 17.3)

Cinq siècles auparavant, pan le prophète Zacharie, Dieu avait dit : « Sois transportée d'allégresse, fille de Sion! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem! Voici, ton roi vient à toi; il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne, sur un âne, le petit d'une ânesse. » (
Zacharie 9.9) Si les disciples avaient su que Jésus allait au-devant de la mort, jamais ils n'auraient pu accomplir cette prophétie.

En donnant leur message au monde, Miller et ses collaborateurs avaient, de même, accompli une prédiction qu'ils n'avaient jamais pu réaliser s'ils avaient compris les prophéties annonçant leur désappointement et la prédication d'un message ultérieur destiné à toutes les nations avant le retour du Seigneur. Les messages du premier et du second ange furent proclamés au temps marqué; ils remplirent le but que Dieu leur avait assigné.

Le monde, qui avait observé les événements, comptait bien que, si la date passait sans que le Seigneur vînt, tout l'édifice de l'adventisme s'écroulerait. Ceux de ses adhérents qui ne purent supporter le ridicule abandonnèrent la foi. Les autres demeurèrent fermes. Les fruits qui avaient caractérisé le mouvement : l'humilité, l'examen de conscience, le renoncement au monde et la transformation de nombreuses vies prouvaient à ces croyants qu'il venait de Dieu, dont la puissance avait indubitablement rendu témoignage à leur prédication. D'autre part, ils ne découvraient aucune erreur dans le calcul des périodes prophétiques, et leurs adversaires les plus redoutables n'avaient pas réussi à démolir leur système d'interprétation. Ils ne pouvaient donc consentir, sans preuves scripturaires, à renoncer aux conclusions auxquelles ils étaient arrivés par la prière et une étude approfondie des Écritures, conclusions qui avaient défié l'éloquence, la critique la plus sagace et l'opposition la plus acharnée des prédicateurs populaires et des sages selon le monde. Ils restaient donc insensibles aux quolibets et aux ricanements des gens de haut et de bas étage.

Il est vrai qu'il y avait eu méprise quant à l'événement attendu; mais ce fait lui-même ne pouvait pas ébranler leur foi en la Parole de Dieu. Quand le prophète Jonas avait proclamé dans les rues de Ninive que dans quarante jours la ville serait détruite, le Seigneur agréa l'humiliation des Ninivites et prolongea leur temps de grâce; le message de Jonas n'en était pas moins de Dieu, et c'était conformément à sa volonté que Ninive avait été mise à l'épreuve. Les adventistes comprirent que, de la même façon, Dieu les avait chargés d'annoncer la proximité du jugement. « Ce message, dirent-ils, a éprouvé les coeurs de tous ceux qui l'ont entendu; d'une part, il a suscité l'amour de l'avènement du Christ, et, d'autre part, il a éveillé contre cette venue une haine plus ou moins visible, mais connue de Dieu. Il a tiré une ligne de démarcation... permettant à ceux qui prennent la peine de sonder leur coeur de savoir de quel côté ils se seraient trouvés si le Seigneur était venu : s'ils se fussent écriés : "Voici, c'est notre Dieu, en qui nous avons confiance, et c'est lui qui nous sauve", ou s'ils eussent demandé "aux montagnes et aux rochers" de tomber sur eux et de les cacher "devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau". De cette façon, croyons-nous, Dieu a éprouvé la foi de son peuple afin de démontrer si, devant une crise, ce peuple abandonnerait le poste où il l'avait placé, ou si, tournant le dos au monde, il s'appuierait avec une confiance inébranlable sur la Parole de Dieu. » (The Advent Herald and Signs of the Times Reporter, vol. VIII, no 14)

Les sentiments de ceux qui conservaient l'assurance que Dieu les avait dirigés dans les circonstances qu'ils venaient de traverser sont ainsi exprimés par William Miller : « Si je devais recommencer ma vie, écrivait cet homme de Dieu, avec les preuves que j'avais alors en main, je devrais, pour rester honnête devant le Seigneur et devant les hommes, refaire ce que j'ai fait... Je considère mes vêtements comme nets du sang de mes semblables. J'ai le sentiment d'avoir fait tout ce qui dépendait de moi pour n'être en rien responsable de leur condamnation... Quoique deux fois désappointé dans mes espérances, je ne suis ni abattu ni découragé... Mon espérance dans le retour du Seigneur est aussi forte que jamais. Je n'ai fait qne ce que j'ai considéré comme étant mon devoir, après des années d'études approfondies. Si je me suis trompé, c'est en voulant manifester de la charité, de l'amour à mes semblables et en cherchant à accomplir mon devoir envers Dieu... Une chose est bien certaine : ce que j'ai prêché, je l'ai cru, et Dieu a été avec moi; sa puissance a été manifesté, et beaucoup de bien en est résulté... Autant qu'il soit possible d'en juger par les apparences, des milliers de personnes ont été amenées, par la prédication de la date [du retour du Christ] à étudier les Écritures et se sont réconciliées avec Dieu par la foi et par l'aspersion du sang de Jésus . » (Bliss, Memoirs of William Miller, p. 256, 255, 277, 280, 281) « Je n'ai jamais brigué les sourires des grands, ni tremblé devant la colère du monde. Je n'achèterai pas maintenant leur faveur ni ne provoquerai inutilement leur haine. Je ne leur demanderai jamais de m'épargner la vie, ni ne refuserai, j'espère, de la sacrifier si Dieu le jugeait à propos. » (James White, Life of William Miller, p. 315)

Dien ne délaissa pas son peuple; son Esprit continua de reposer sur ceux qui ne rejetèrent pas inconsidérément la lumière qu'ils avaient reçue et ne se tournèrent pas contre le mouvement adventiste. On trouva dans l'épître aux Hébreux des paroles d'encouragement et d'avertissement à l'adresse des enfants de Dieu éprouvés et dans l'attente à cette heure de crise : « N'abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. Car vous avez besoin de persévérance, afin qu'après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. Et mon juste vivra par la foi; mais, s'il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. » (
Hébreux 10:35-39)

Cette exhortation est adressée à l'Église des derniers jours, car il est dit : « Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera point. » En outre, on y remarque l'annonce voilée d'un retard apparent. Ces conseils s'appliquaient particulièrement bien à la situation des adventistes à ce moment-là. Les gens visés dans ce passage étaient en danger de faire naufrage quant à la foi. Ils avaient accompli la volonté de Dieu en suivant les directions de son Esprit et de sa Parole; toutefois, ne comprenant pas son dessein dans ce qui leur était arrivé, et ne voyant pas leur chemin, ils étaient tentés de douter que Dieu les eût conduits. Alors, cette parole prenait pour eux tout son sens : « Mon juste vivra par la foi. »

Pendant que la lumière éclatante du « cri de minuit » avait éclairé leur sentier, que les sceaux de la prophétie avaient été rompus et que les signes de l'imminence du retour du Christ s'accomplissaient sous leurs yeux en rapide succession, ils avaient, pour ainsi dire, marché par la vue. Mais maintenant, écrasés sous le poids de leurs espérances déçues, ils ne pouvaient subsister que par la foi en Dieu et en sa Parole. Un monde moqneur leur disait : « On vous a trompés. Abandonnez votre foi, et reconnaissez que le message adventiste est de Satan. » Mais la Parole de Dieu répondait: « Si quelqu'un se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. » Renoncer maintenant à leur foi et renier la puissance du Saint-Esprit qui avait accompagné le message, c'eût été courir à la perdition. Ils étaient encouragés à demeurer fermes par ces paroles de Paul : « N'abandonnez donc pas votre assurance... car vous avez besoin de persévérance... encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir, viendra, et il ne tardera pas. » Leur seule sécurité était de serrer précieusement la lumière que Dieu leur avait déjà donnée, de retenir fermement ses promesses, de persévérer dans l'étude de sa Parole et d'attendre patiemment de nouvelles lumières.

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