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Bonjour et bienvenue à tous sur le blog consacré au livre d'Ellen White (1827-1915), "La Tragédie des Siècles" (1911). Cet ouvrage éclaire de façon étonnante le passé, le présent et l’avenir, tout en exposant le plan de Dieu pour l’humanité.
Source de réconfort et d’inspiration il deviendra l’un des livres les plus importants que vous ayez jamais lus.

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25 septembre 2005 7 25 /09 /septembre /2005 00:00
Mais pourquoi les Églises montrèrent-elles une telle aversion pour la doctrine et la prédication du retour du Christ? Cet événement, cause de désolation et de malheur pour les méchants, est pour les justes une source d'espérance et de joie. Cette grande vérité a, de tout temps, fait la consolation des élus de Dieu; pourquoi, comme le Sauveur, était-elle devenue une « pierre d'achoppement, un rocher de scandale » pour ceux qui prétendaient constituer son Église? Le Seigneur lui-même n'avait-il pas fait à ses disciples cette promesse : Quand « je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi »? (Jean 14.3) N'était-ce pas un Sauveur compatissant, celui qui, prévoyant la solitude et la douleur de ses disciples, avait envoyé des anges pour les consoler par l'assurance de son retour personnel? Quand, au jour de l'ascension, les disciples avaient jeté un dernier regard éperdu sur celui qu'ils aimaient, n'avaient-ils pas entendu ces paroles : « Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel. » (Actes 1.11) Ce message de l'ange n'avait-il pas ranimé l'espérance des disciples et ceux-ci n'étaient-ils pas « retournés à Jérusalem avec une grande joie », « louant et bénissant continuellement Dieu dans le temple »? (Luc 24.52, 53)

La proclamation de la venue de Jésus devrait être aujourd'hui, comme elle le fut pour les bergers de la plaine de Bethléhem, un « sujet de grande joie ». Ceux qui aiment réellement le Sauveur ne peuvent s'empêcher d'acclamer le message divin annonçant le retour de celui en qui sont concentrées leurs espérances de vie éternelle; de celui qui revient, non plus pour être injurié, méprisé et rejeté, comme la première fois, mais en puissance et en gloire, pour racheter Son peuple. Seuls ceux qui ne l'aiment pas ne désirent pas Sa venue. L'animosité manifestée par les Églises à l'ouïe du message céleste était la preuve la plus évidente qu'elles s'étaient éloignées de Dieu.

Ceux qui acceptaient le message du retour du Christ voyaient la nécessité de s'humilier devant Dieu et de se convertir. Un grand nombre d'entre eux, qui avaient longtemps hésité entre le Christ et le monde, comprenaient que le temps était maintenant venu de prendre position. « Les choses éternelles devenaient pour eux une réalité vivante. Le ciel s'était rapproché, et ils se voyaient coupables devant Dieu. » (Bliss, ouv. cité, p. 146.) Les chrétiens sentaient naître en eux une vie spirituelle nouvelle. Ils avaient conscience de la brièveté du temps et de la nécessité d'en avertir promptement leurs semblables. L'éternité semblait s'ouvrir devant eux et leurs préoccupations terrestres s'estompaient. Ce qui se rapportait à leur bonheur ou à leur malheur éternel éclipsait à leurs yeux les choses temporelles. L'Esprit d'en haut reposant sur eux donnait une puissance particulière aux appels qu'ils dressaient à leurs frères et aux pécheurs pour les engager à se préparer en vue du jour de Dieu. Le témoignage silencieux de leur vie quotidienne était une censure constante à l'adresse des chrétiens formalistes. Ces derniers, ne désirant pas être troublés dans la poursuite des plaisirs, des richesses et des honneurs mondains, s'opposaient à la foi adventiste et à ceux qui la proclamaient.

Les arguments tirés des périodes prophétiques étant irréfutables, les contradicteurs en déconseillaient l'étude sous prétexte que les prophéties étaient scellées. Les protestants marchaient ainsi sur les brisées de Rome. Alors que l'église romaine prive le peuple des saintes Écritures, (Voir
Appendice a39) les églises protestantes prétendaient qu'une portion considérable des écrits sacrés -- celle qui met en lumière les vérités relatives à notre temps -- était inintelligible.

Pasteurs et fidèles alléguaient que les livres de Daniel et de l'Apocalypse étaient mystérieux et impénétrables. Ils oubliaient que Jésus, invitant ses disciples à étudier le livre de Daniel pour s'instruire des événements relatifs à leur temps, leur adressait cette exhortation : « Que celui qui lit fasse attention! » (
Matthieu 24.15) Quant à l'affirmation que l'Apocalypse est un mystère insondable, elle est contredite par le titre même du livre : « Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt... Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche. » (Apocalyse 1.1, 3)

« Révélation » est la traduction du mot « Apocalypse ».

« Heureux celui qui lit! » dit le prophète. Cette bénédiction n'est donc pas pour les personnes qui se refusent à lire. Il ajoute : « Et ceux qui entendent ». Elle n'est pas non plus pour les personnes qui ne veulent pas entendre parler des prophéties. Le prophète dit encore : « Et qui gardent les choses qui y sont écrites ». Or, aucun de ceux qui ne veulent pas prendre garde aux avertissements et aux exhortations de l'Apocalypse ne peut se réclamer de la bénédiction promise. Tous ceux qui tournent ces sujets en dérision et se moquent des symboles inspirés des livres prophétiques; tous ceux qui refusent de changer de vie et de se préparer pour la venue du Fils de l'homme, renoncent au bonheur attaché à ces études.

En présence des affirmations qui précèdent, comment des hommes osent-ils prétendre que l'Apocalypse est un mystère au-dessus de la portée de l'intelligence humaine? C'est un mystère, oui, mais un mystère dévoilé; c'est un livre ouvert. L'étude de l'Apocalypse attire l'attention sur les prophéties de Daniel. Dans ces deux livres, Dieu donne à ses enfants des renseignements très importants touchant les événements qui doivent se produire à la fin de l'histoire du monde.

L'Apocalypse de saint Jean est la révélation de scènes d'un intérêt palpitant pour l'Église. Dans ce livre, l'apôtre décrit les dangers, les luttes et la délivrance finale du peuple de Dieu. Il y enregistre les messages ultimes qui doivent mûrir la moisson de la terre. Il y contemple tour à tour les fidèles, gerbes destinées aux greniers célestes, et les ennemis de Jésus-Christ, javelles réservées, au feu de la destruction. Des révélations d'une grande importance concernant tout spécialement l'Église de la fin lui ont été confiées, afin que ceux qui se détourneraient de l'erreur pour accepter la vérité fussent mis en garde contre les périls et les conflits qui les attendent. Nul n'en est réduit à ignorer ce qui doit arriver sur la terre.

Pourquoi cette partie importante des Écrits sacrés est-elle si peu connue? D'où vient cette répugnance générale à entreprendre l'étude de ses enseignements? C'est le fruit d'un effort calculé du prince des ténèbres pour cacher aux hommes ceux qui dévoilent ses pièges. Voilà pourquoi Jésus, auteur de cette Révélation, prévoyant la guerre qui serait faite à l'étude de l'Apocalypse, a prononcé une bénédiction sur « ceux qui la lisent, sur ceux qui l'entendent et sur ceux qui gardent les choses qui y sont écrites ».

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